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Danser en Mai 68
Journée de réflexion à Micadanses - 16 rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris
Mercredi 24 octobre 14h-18h
Organisée par Micadanses et le Groupe de recherche en histoire contemporaine du champ chorégraphique en France (Laboratoire d’analyse des discours et pratiques en danse, Université Paris 8)
En présence de :
Dominique Dupuy, danseur, chorégraphe, pédagogue et écrivain.
Co-fondateur avec Françoise Dupuy des Ballets Modernes de Paris (1955) et des Rencontres Internationales de Danse Contemporaine (1969), initiateur du PROJET – collectif d ?artistes, de chercheurs et de responsables de structures autour d ?une réflexion sur la danse française de la 2nde partie du XXème siècle.
Catherine Atlani, chorégraphe. Fondatrice des Ballets de la Cité (1970) puis du Café de la Danse
Serge Keuten, danseur à l ?Opéra de Paris et chorégraphe au sein de l ?Association des jeunes artistes chorégraphique (AJAC). Fondateur des Ateliers chorégraphiques – Serge Keuten au Carré Silvia Monfort
Odile Azagury, danseuse et chorégraphe, membre du Groupe de Recherche Théâtrale de l ?Opéra de Paris (1974) puis du Four Solaire (1976)
Claire Delaroche, secrétaire générale des Ballets Modernes de Paris en 1968, participante et organisatrice active des assemblées de danseurs en mai 68
Christophe Martin, directeur de Micadanses
Groupe de recherche en histoire contemporaine du champ chorégraphique en France :
Isabelle Launay, professeur au département danse de l ?Université Paris VIII
Mélanie Papin, doctorante au département danse de l ?Université Paris VIII
Guillaume Sintès, doctorant au département danse de l ?Université Paris VIII
Sylviane Pagès, maître de conférences au département danse de l ?Université Paris VIII
Depuis la fin des événements de mai 68, les débats critiques autant que les remémorations nostalgiques n ?ont cessé de se succéder ces quarante dernières années. Et pour cause : Mai 68 constitue l ?un des événements majeurs de l ?histoire politique, sociale et culturelle française de la seconde moitié du XXème siècle. En nombre également se sont succédées les études en arts sur les « effets » de mai 68. Le théâtre bénéficie notamment d ?une abondante littérature. Et pour cause, les événements ont profondément marqué le milieu.
En danse, le bouleversement semble moins visible mais il n ?est pas pour autant anecdotique : l ?Opéra se met en grève, le Festival de danse des Baux annule sa programmation, le conservatoire s ?ouvre brièvement à tout style de danse, divers comités d ?action de la danse organisent des Etats généraux qui eurent lieu à la Sorbonne, à l ?Odéon ou encore à l ?Institut d ?Art et d ?Archéologie et d ?où ressortent des projets visant à structurer l ?enseignement, le statut du chorégraphe...
Pourtant, bien rares sont les articulations entre l ?évolution du champ chorégraphique vers la danse contemporaine et les désirs portés par plusieurs générations de danseurs au moment de Mai 68. Le « bougé » significatif entre la danse des années 1960 où la modernité semblait à elle seule incarnée par Maurice Béjart et la prolifération des projets chorégraphiques et des pratiques de corps qui se sont développés dans les années 1970 indique bien une mise en œuvre de cette évolution.
Qu ?est-ce qui s ?est alors exprimé pour la danse ? Que ressort-il de ces moments de débats ? Comment se présentait le champ chorégraphique ? Et quelles options a-t-il pris ? Autrement dit, que « fait » Mai 68 à la danse ? Afin d ?activer le débat, chercheurs et témoins tenteront de dialoguer pour chercher à comprendre les forces et les logiques à l ?œuvre en 1968.